Babelibellus

côté cour, côté jardin & ..

et là..

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dans ces moments-là..
tu entends..
« sois zen »..

et..
tu. le redeviens.

parfois..

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le temps se fait long sans toi.

ce n’était pas.

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faut pas croire !

au lac des rousses. été 2012.

 ce n’était pas nostalgie. ce n’était pas. attente.

c’était un truc sans cesse. tourne tourne pas rond & en redemande.
tourne tourne & re-belote.
&.
dix de der.

on ne m’y reprendrait pas.

 

 

variations au bord d’un lac VI

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la lune était floue la brume se levait mais les couleurs apaisaient l’attente.

on s’attardait là pour un on-ne-sait-quoi qui retenait. on explorait la brume estompant le paysage. on voyait disparaître au loin un pêcheur s’inquiétant de son retour sur une terre ferme et nocturne. quand bien même un lac si la nuit happe.. même l’équidé avait été mangé par les flots – on avait revu la casaque du cavalier – rouge – flottante – le lendemain – rien de plus que cette trace – ce trait rouge pour achever.
on s’attardait là pour un on-ne-sait-quoi qui retenait. on écoutait les flots les corbak’ à louvoyer sous la lune et les courageux s’aventurer à nager.. pas fous. juste à profiter grand bien leur fasse.
pour un on-ne-sait-quoi qui ne retarde pas.. on en prend plein les mirettes. on se prend à humer la brume. on s’éprend du silence. le lac reflète et nous laisse songeur. on ne rentrera pas indemne de ce soir.

variations au bord d’un lac V

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on reprenait la route. encore. sans cesse ce chemin qui sans cesse ramenait à la maison les yeux dans le rétro. on avait pas encore vu.entendu.su les raisons qui nous amenaient là. en ce même endroit. on flairait l’air du temps. on sentait la bise. les pieds dans l’eau pour endurcir chair et coeur. on observait les vagues en lisant virginia. on rentrait bredouille croyait-on mais on en avait pris plein les sens. dans ces montagnes. nous restait à rêver.

variations au bord d’un lac IV

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qui de nous emporte ?
de l’ombre ou du nuage
dense ou vaporeux
sommes-nous à tisser ou dénouer ?

des ombres nous ne savions si nous en venions ou nous y projetions
on n’avait pas venu venir la nuit
seulement nos chairs mordues par le froid et nos doigts engourdis
pourtant tout autour respirait.inspirait
.vivait
d’ici nous n’entendions pas le bruit du monde s’éteindre s’étendre sous les étoiles
nous ne savions « où nous allions ? »
on se voulait léger
on se faisait grave
on voulait figer le temps
restait à filer
des nuages nous emmenaient.emportaient
les ombres se glissaient au gré du vent.devenaient hommes étranges
s’évaporaient tout autant tout autour
.devenaient particules.infimes petites choses qui portent
en soi
un rêve

 

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