Babelibellus

côté cour, côté jardin & ..

parfois je lis

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Poème de Michel Butor : « Hublots interplanétaires« 
Pour Anne Walker

Les ténèbres de l’espace
s’irisent à notre approche
d’algues et de filaments
où se dessinent des astres
dont certains sont habités
d’animaux inattendus
dans des forêts déroutantes

Parfois l’on croit reconnaître
des espèces disparues
sur notre propre planète
allosaures stégosaures
même l’archéoptéryx
au milieu des sigillaires
et des lépidodendrons

Comme si le temps s’était
décalé tout est plus jeune
dans quelques millions d’années
peut-être on verra des hommes
avec campements villages
des villes des autoroutes
et des crises financières

Ou c’est qu’ils ont échappé
à ce qui les a détruits
chez nous peste ou météore
ils ont poursuivi leurs voies
en toute tranquillité
et les petits mammifères
n’ont pu se développer

Ici ce sont des insectes
géants qui règnent en maîtres
édifiant des termitières
de textiles et cristaux
les papillons communiquent
en inscrivant sur leurs ailes
de mouvants idéogrammes

Ils ont appris à chanter
mais dans un autre registre
que nous ne pouvons entendre
il nous faut des décodeurs
que nos informaticiens
s’efforcent de mettre au point
dans leurs usines volantes

Ce que nous cherchons en vain
depuis des siècles de quêtes
c’est une autre humanité
ayant connu nos problèmes
et les ayant résolus
mais la narquoise Nature
veut que nous trouvions tout seuls

(déniché sur http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=passeurs&page=16 )

sa robe de chambre rouge

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(Roman Gary)
je ne sais plus, aujourd’hui, qui j’ai lu en premier de Romain Gary ou d’Emile Ajar. mais je me souviens avoir lu La vie devant soi.
et Aragon aussi – mais était-ce Les yeux d’Elsa ?
fichue mémoire qui s’efface à la manière de ce qu’on n’a pas écrit – ou perdu.
je regrette de ne pas me souvenir

(croyez bien que je n’écris pas que 5 petites lignes ridicules – j’ai d’autres petites choses sur le feu – j’y reviens bientôt)

game over

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« votre monde ne tient plus qu’à une ligne » (in 4e de couv de la revue Dada n°161 – janv. 2011)

et si mon monde ne tenait plus qu’à une ligne ? je serais bien embêtée.

une fois n’est pas coutume

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(une fois n’est pas coutume mais il se peut que j’y revienne encore..)
sur ?
les vases communicants !

Un phénomène étrange pour le profane s’est propagé sur la toile écrite.. Il y a 1 an 1/2, l’idée au détour d’un échange de twitts entre François Bon (le Tiers Livre) et Scriptopolis, Pierre Ménard (Liminaire) et Anne Savelli (Fenêtres Open Space), a germé. Rien de moins qu’une invitation à écrire sur le blog de l’autre. Depuis, chaque premier vendredi du mois (quel qu’il soit, même vacances et jours fériés), des blogs se parent d’une étrange aura et d’un plaisir de découvrir et lire ! chaque fois renouvelé.

(avant que d’écrire ce texte – j’ai #vasecommuniqué avec Maryse Vuillermet ce jour-ci, j’ai lu un texte polyphonique et ne me suis pas encore attelée aux autres lectures nécessaires – au minimum ceux recensés dans mes liens)

Je trouve ces #vasescommunicants (son nom de « baptême » – si quelqu’un pouvait – en passant- me trouver un autre nom que ce « baptême » qui m’évoque toujours la religion.. merci)

(note : je devrais inséré des notes en bas de page plutôt que des parenthèses à tout bout d’champ)

… passons..

Ce sérieux amusement jeux de mots, boomerang aussi qui déclenche une irrésistible envie de lire – et d’écrire. Non seulement les textes écrits d’un blog à l’autre se répondent mais ils appelent ensuite à écrire – immense pouvoir d’un « atelier d’écriture », d’une « contrainte oulipienne », en perpétuel mouvement – à l’image de ce qu’est la littérature. Oui, elle remue encore.
Elle est inventive, créative, se cherche encore, se trouve. Elle se découvre à l’orée du bois, au crépuscule.

Elle murmure
qu’il est bon d’écrire ainsi
..en toute liberté.

ce que je regarde

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en lisant qu’est-ce que je regarde quand j’écris,

en lisant les 40 mots préférés, les livres que vous avez lus d’une seule traite, quel héros [...], etc (voir le fil livres du Journal des Femmes/L’internaute – oui ça existe encore ces choses là.. et les abonnés avec – passons)..
en lisant ceci, j’ai eu envie d’écrire.
de me souvenir de ce livre que j’ai lu effectivement d’une seule traite. Le Poney Rouge de John Steinbeck. Quand je l’ai commandé en librairie, j’avais même demandé le titre le poney rouge de john steinbeck.. Quand j’ai ouvert mon paquet ce jour de Noël, j’ai commencé mon livre pour le laisser 2 heures plus tard, m’agaçant de l’avoir dévoré en 2 temps 3 mouvements. Un petit livre vert pastel que j’ai toujours avec moi.
Mes mots préférés ? punaise & saperlipopette – c’est comme ça..
le héros de roman que j’ai envie de rencontrer ? Corto Maltese a encore ma préférence, mais j’aimerais tout autant rencontrer le narrateur des livres d’Enrique Vila-Matas. ça me plairait bien. Ou encore Thursday Next (parce que ce n’est pas un prénom facile à porter ?)..

patiemment, j’attends Docteur Who.

le livre qui m’a donné envie de lire ? …
tous, au fur et à mesure de mes lectures. pas un seul pour me dissuader d’en lire d’autres encore.
il y a surtout ces premières lectures que je faisais à voix haute, pour la mère de mon père et mon frère. Nous avons commencé avec les Contes & Légendes de Byzance, Constantinople et Carthage. rêves de lointains, rêves d’histoires déjà.
quand j’ai suivi mon chemin en tant que libraire, j’ai redécouvert cette collection auprès des bouquinistes. je m’applique à ne pas en rater un.

(les voisins ce soir m’ont laissé entendre leur musique.. la danse des canards.. zut.. passons.. il paraît que ça se fait dans certaines chaumières..)

(parfois j’ai envie d’ouvrir autant de carnets que de sujets.. parce que sur ce quartier, sur le voisinage, il y a matière.. passons..)

(je ne suis peut-être pas d’humeur festive.. mais comme l’impression d’un grand besoin de solitude.. – mais je n’ai absolument rien contre toi)

voilà.. de ce que je regarde j’en viens à vous écrire sur la vie en hlm, comment je kiffe ! passons encore..

de mes livres qui n’ont pas encore trouvé leur place dans la bibliothèque. du moins je ne leur ai pas encore trouvé d’étagères. du coup, je me retrouve un peu limité en lectures papier.. mais ça ne m’empêche pas de lire ici, chez vous ce que vous écrivez et que j’apprécie.
j’aime y trouver vos découvertes, vos impressions sur ce qui se lit, vos imaginations rêveuses, vos colères – il en faut.

ce que je regarde quand il m’arrive d’écrire. à vrai dire, tout autant les yeux dans le vague qu’à me retrouver happée par un truc à la télé, une musique.. je cherche les mots ailleurs qu’en moi. ou les trouver sinon ?

(voilà, je me veux solitude ce soir)

(et nous sommes aujourd’hui le premier de l’an – j’aurai écrit sur 4 jours..
l’écrit comme le livre, pièces par pièces, un mot après l’autre – parfois envie de science fiction, parfois de journaux, à d’autres moments ce sera de la poésie ou d’autres balades..

voilà où je regarde quand j’écris.. je me fais happer de tout – et je pose ça ici, voir si ça s’enchaîne, si ça déchaîne

(j’aime ce poème qui a démonté la mer.. et revenir à la mer, cher marin, oui.. L’Albatros..)

des écrits qui influence les nôtres, les miens tout autant – voici où je regarde – mais jamais par dessus l’épaule – sauf àr chercher dans la foule..

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