..ce matin.
tiens donc ?! lire d’abord ceci.
puis cela.
retour obligé sur les #rnll.
les temps sont durs ma pôv’ dame. vraiment.
vite. aller faire un tour dans la librairie du coin. ou d’ailleurs.
ici, dans mes montagnes, une Maison de la Presse à Morez (1 km), le Grenier Fort (1 libraire) à St Laurent (11 km), Vent de Terre (2 libraires associées) aux Rousses (10 km) et Zadig (1 libraire, 1 salariée temps plein et 1 mi-temps) à St Claude (30 km).
(je sors la Maison de la Presse.. « hors-concours » même si elle compte, bien évidemment.)
pas mal. 2 librairies sur 3 présentes en ligne.
pas mal. 6 personnes au moins gagnent leur vie (sans être richissime mais tout de même..), dans un rayon de 30 km.
chacune à ses spécificités. elles n’ont pas le même assortiment et c’est tant mieux. je pense même qu’elles devraient communiquer là-dessus, ensemble.
ensemble..
pas simple de travailler ensemble quand on se sent tout seul face au grand méchant web. pas simple quand on se bat tout seul pour obtenir de meilleures remises..
aïe aïe aïe..
les temps sont durs ma pôv’ dame..
pour preuve : le gouvernement, la presse, monsieur le Ministre, les éditeurs, les Rencontres.. tous à pointer du doigt la médiocre condition des libraires. et 1000 libraires disparaîtront !? que deviendra alors 1000 & 1 ?
alors même que cela semble le bon choix pour beaucoup..
1000 libraires à disparaître et on ferme presque sa porte à quelqu’un qui voudrait s’installer ?!
pour garder sa place ? par lucidité d’une dure réalité ?
les temps sont durs..
pour preuve cette campagne en faveur des libraires – physiques les libraires. pas en ligne.
en ligne où trouverez-vous des conseils ?! hein. nan.. aucune médiation possible en ligne.
c’est bien connu. LibraryThing, Babelio, Bibliosurf, Ombres Blanches, Dialogues (pour ne citer qu’eux) n’existent pas en vrai. Il n’y a personne derrière l’écran. sûrement pas quelqu’un qui lit, conseille et vous parle.
le web, c’est le mal. quand tu surfes, quand tu blogues, tu ne fais rien que du vent. tu ne lis pas. non. tu surfes. les surfeurs.. ils bronzent.
passons..
et revenons aux temps qui sont durs ma pôv’ dame voulez-vous.
parce que ce n’est que de la faute de vos achats en ligne si les libraires se meurent. pas des taux de remise consentie par les éditeurs. pas parce que nos portes sont fermées au livrel. non. le livrel ? ces bornes numériques.. sans intérêt. ça ne sent rien un livrel. une mode qui passera. et puis le web, on y est hein. pour preuve..
mouais.. passons ?
les nouvelles sont mauvaises ce matin. les libraires se meurent. et ne s’en cachent plus.
et moi, avec mon petit projet d’ouvrir une bouquinerie (entre autres), je crains de m’égarer dans une voie sans issue parce que vous comprenez.. 1000 libraires vont disparaître. et le lecteur ne vient plus en boutique..
la Foire aux Livres rue Mercière est certainement une exception. pensez donc une 15aine d’exposants qui font de bonnes journées..
illusoire ! temporaire ! (me dit cette petite voix de vieux libraire)
alors.. que faire ?
je crains que le libraire ne s’écoute mourir.. je crains que le libraire ne se remette pas en cause.
non pas que le libraire ne cherche pas de solutions mais il me semble que tous regardent dans une mauvaise direction. pas que le libraire d’ailleurs. ils campent sur un fonctionnement qui a fait ses preuves. en son temps. semblent peu curieux de ce qui remue et vaut largement de s’y intéresser, et d’intéresser le lecteur.
(savez-vous ce que j’ai fait depuis mon ipad ? j’ai acheté des livres chez Publie.net, Numérik:)livres, Moving Tales, j’en ai trouvé des gratuits sur le Projet Gutenberg et ailleurs.
et ?
et, en croisant des amis, ma famille – mes « cobayes » ; ), je leur ai présenté mes lectures (ma bataille). ce petit truc qui manque au livre papier à moins d’une loupe : l’agrandissement des caractères – et même le changement de police. l’aisance de la lecture en jouant sur la luminosité, le sepia.. et..
la richesse littéraire. des styles, des mots qu’on ne trouvera pas en papier. la possibilité d’annoter. cette richesse dans les animations.
et j’en passe.
j’aime le papier. le livre papier. son odeur oui. son touché. l’annoter (mais difficulté à retrouver ses notes à moins que de les consigner ailleurs, autrement). j’aime acheter en librairie, du neuf ou de l’occasion. trouver un trésor. le livre qui m’attendait. celui que j’attendais. trésor du papier qui n’a pas besoin d’électronique, d’électricité lui. le livre papier, livre bio.
et j’aime aussi ce qui s’écrit et ne se lit qu’en ligne, disponible en livrel uniquement. autre moment de lecture. l’ipad sait se faire oublier au profit du texte. le texte. rien que le texte. happée je suis. me sens lectrice plus libre et plus légère. plus indépendante de trouver un livre un dimanche après-midi – où je suis pour peu que je dispose d’une connexion wifi.)
je ne prétends pas connaître l’avenir du livre ou des librairies pour autant. je connais juste les 2 univers. et je les aime tous 2.
j’ai lu entre certaines lignes. et je crois au #lire et ne suis là, dans mon projet, que pour cela.
aux libraires existants, aux éditeurs papier, répétez après moi : les livrels sont nos amis, il faut les aimer aussi.. éprouvez leur richesse.
bon. après tout. je devine le chemin. j’ai ma petite idée pour ne pas naître mort-né. j’irai. le chemin semble rétro-éclairé. ; )
j’aime vos mots..