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côté cour, côté jardin & ..

a vava inouva (j’ai deux pays)

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(je zappais les musiques, trouver celles qui me tenaient ce soir,

un rythme pour écrire..)

mystère des songes ou d’une sérendipité intérieure..

s’est rappelé à moi Paname..

Paname qui m’a vu naître et grandir..

Paname que je connaissais comme ma poche,

là où tu habitais Monique..

l’école des Chartes, les Marais, le Luxembourg,

le jardin d’Acclimatation et son Guignol,

sa gare de Lyon maintes fois empruntée..

les quais de Seine, les brocanteurs d’Aligre,

Chinatown, ses baumes du Tigre et ses litchis..

ce n’était pas hier..

me paraît lointain ce temps là..

j’écris toujours sur ce secrétaire que tu m’as laissée tu sais..

assise sur cette chaise qui me viens de toi aussi..

tu es toujours là, près de moi

pourtant si loin.. exilée.. expat’..

si loin..

& Djazaïr..

ce pays que j’ai au coeur malgré moi..

me souviens d’Alger la Blanche,

la découverte de ces côtes par la mer..

une photographie dans un magazine (bien cachée aujourd’hui dans mes cartons) se trouve être l’exacte image de mes souvenirs..

j’avais 3 ans..

ce n’était pas hier..

me paraît lointain ce temps là..

a vava inouva..

le temps des contes, des soirs au coin du feu..

n’ai que ce souvenir d’Alger..

l’arrivée au port..

où se sont terrés les autres ?

sont-ils devenus terre aride ? désert immense ?

reviendront-ils le soir au coin d’un feu quand je serai bien vieille et frêle ?

reviendront-ils si un jour je prends la mer à nouveau ?

sous mes yeux Voyage en Franche-Comté littéraire..

mon pays d’exil..

mes sapins, mes montagnes..

je n’aime pas la mer, me rend.. oui.. amer..

me file le bourdon à l’image de l’infini des étoiles..

je n’aime pas la mer..

la houle oui. la foule parisienne aussi.

m’y noyer. m’y perdre pour mieux m’y retrouver.

je me perds toujours dans Paris.

me retrouve toujours.

aux Halles.

 

 

(en écoutant Idir..)

entre

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me voici dans mon antre
au coucher du soleil
aucun silence que dedans
et pourtant si bruyant en moi
comme une envie de chutes.. de cascades interminables
(affolant cette impression de trop plein qui ne veut que sortir
à en croire que ce n’est qu’une posture
croyez-moi, véritablement tant de mots qui se bousculent)

..entre tes mains l’espèce humaine..
.. l’encre est libre et solitaire..
tu me laisses à écrire et j’aime ça
 

.. si je m’écoutais je t’appellerais
te prierais de venir
et tu serais là
comme tu l’as toujours été.. dans un sourire..

mais je suis en colère
alors je me tais
peut-être cette colère vient-elle de la chanson que j’écoutais
celle-ci est mieux.. c’est une chanson qui rêve..
celle qui te berce sous les nuages..
(oublie le reste du monde..)
rien ne compte
au fond

..je me noyerais dans tes yeux..

une valse

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un deux trois un deux trois un deux..
valse lente
un deux trois un deux..
vous y êtes ?
un deux trois..
oui je valse
valse lente qui mène le pas
un deux..
et je ne sais où je vais
à se glisser là sur cette terrasse « vue imprenable »
(sur le mur d’en face.. passons)
à s’installer dans un hamac, un coussin sous la tête,
un bon bouquin avant la sieste
sous un pommier, dans un verger
la tête dans les nuages à ne plus rien compter
un deux trois un deux..
se retrouver dans l’air plus frais d’un soir d’été
sur la balançoire
rêveusement trouver l’horizon et les vers luisants
un deux trois un deux trois un deux..

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