à se relire quelquefois et se paraître un peu hors course hors tout hors..
rien. laisse tomber. ça ne sert pas de creuser.
et puis creuser où ? s’enterrer.
s’enfermer. ne plus rien voir du jour.
éteindre toute lumière. toute source extérieure.
les rendre muettes. aveugle aussi tant qu’à faire.
ohhhh.. tu vois bien que ça ne sert à rien. ça divague et la mer me rend amère.
ne m’évoque qu’un bateau en partance.
et toujours qui s’éloigne.
jamais ne revient.
te voilà au bord.
au bord de rien et ça fait beaucoup je trouve. oui. pour une seule et même personne.
non. pas de rab. merci.
un grand lit. vue sur cour. oui. avec les pigeons. ils ne dérangent pas.
au contraire, s’ils peuvent porter quelques mots. ce pourrait être rigolo.
m’étonne de cette capacité d’un texte à être dit. il me semble que tous ne peuvent l’être.
oui. tous ne peuvent lire non plus, à voix haute. de celle qui porte.
emporte oui (oui, d’un banal). disperse. se berce.
(écrit en écoutant
Maybe Tomorrow – Stereophonics (Rock In Rio) 2008
Angus and Julia Stone – Big Jet Plane
Benjamin Biolay – La superbe
Angus And Julia Stone – Big Jet Plane
John Butler trio – Robert Francis Zénith de Paris le 28/04/10 – Accross the Universe
Paused: Red Hot Chili Peppers – Stadium Arcadium
puis Fred Griot – la lang parl
- Julien Dore – Les Bords de Mer – Le Clip)
au moins, j’écoute de la musique. tout n’est pas perdu.
je me demande comment est-ce, l’extérieur, la lumière et tout. je me demande aussi ce que demain devient. et je n’en sais fichtre rien. et on s’en moque.
ne retiens rien. et. parfois. ça m’agace.
ou se vérifie l’affirmation : « à se relire quelquefois et se paraître un peu hors course hors tout hors.. »

j’aime vos mots..