Babelibellus

côté cour, côté jardin & ..

saisir le rêve

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le toucher du doigt. le prendre à bras-le-corps. le maintenir contre soi. comme un trésor.
pas d’une peur qu’il s’échappe. (on sait qu’on ne se laissera pas faire comme ça. on défendra. corps & armes. on l’a déjà défendu. becs & ongles. on recommencera. puisqu’il le faudra.)
le saisir. en une joie. en un sourire.
l’accueillir.
pas à le contraindre. à le laisser s’épanouir. saisir sa liberté. lui laisser tout son sens.
l’effleurer. pas à l’effleurer de crainte de l’effeuiller.
l’effleurer. pour savourer..

bon sang que c’est bon..

d’une librairie & d’un rêve qui s’anime

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..chaque jour un petit peu.. +..
..à chaque jour suffit sa peine..
..chaque chose.. en son temps..
..carpe.. diem..

difficile. éreintant. pesant. prenant. avec concessions. et sans.

et..
comme de préparer chaque jour son arrivée. sa naissance. un.. accouchement.. actif.

 

presque..
presque là.. déjà là..

bientôt..
très vite..

 

j’ai. hâte.
(malgré tout.)

remerciements (à suivre)

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à Géraldine B.
à Gilles G.
à Jean-Marie V.

(pour commencer)

 

à mes parents,
à mes oncles,
à mes enfants toujours,
à ma famille – quoi qu’il en soit.

à mes amis.
à ma kops’.

#lire

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Kundera et son « ignorance » me nargue.. comme « voyage en Franche-Comté littéraire ».. ou « le parti pris des choses ».. tant encore à #lire..
et.. derrière moi, en charge, mon i pad. chargé de textes/livrels/auteurs (c’est selon. comme vous l’entendez.) cette i’ qui nécessite, quelle que pommade qu’on lui passe.., électricité.énergie.
je n’ai même pas pu le charger sur mon allume-cigare faute d’avoir le câble nécessaire..
comme la fois où j’ai voulu présenter les livrels sur i pad.. bien mal m’en a pris.. batterie hs.. contre-exemple.. alors même que..
quel plaisir de sortir sa tablette/bibliothèque.. nous sommes lecteurs/escargots (petit escargot.. porte.. sur son dos.. sa.. maisonnette.. (bibliothèque) sur son dos..).
mais..

là.. quand tu n’as plus rien.. tu sors.. l’air de rien.
tu sors et va faire un tour.. trouver où recharger.

le poids des rêves

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il y aurait trop à dire..

apocalypse ?!!

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[en brève "réponse" à ce face-à-face entre Après le livre de François Bon (Publie.net) et Premier bilan après l'apocalypse de Frédéric Beigbeder (Grasset - livre papier)]

(ai voulu commenter mais – sans mauvaise manip’ (je sais comment commenter..) – mon commentaire n’a pas pris racine sur le site. peu importe.)

 

j’aime le livre. le livre papier. le sentir – odorat et toucher. ça débordera toujours chez moi..
j’aime tout autant (évidemment) le lire. découvrir un texte, une gravure du XVIIIe ou du XIXe.. délices..
j’aime. #lire.

et c’est tout « naturellement » que j’ai commencé à lire sur écran. sur ceux qui abîment les yeux le soir venu, sur tablettes (récemment). je lis connectée, les blogs, les .pdf aussi.., les epub aujourd’hui..
insatiable lectrice, je « bouffe » les mots, les notes.. les cris.., je. lis. sur écran.

puis.. quand j’ai découvert la tablette.. quelle déroute..
le texte. rien que le texte.
#lire sur tablettes/liseuses (et ali).. ne compte que le texte.
la machine, ce « fichu progrès », cet « apocalypse » se fait oublier. vraiment.
et.. quel confort..
(sauf à lire en plein jour avec certains outils certes)
confort.
agrandir les caractères. annoter et retrouver ses notes. flâner de livres en livres sans se soucier de perdre sa page – le marque-page ne s’échappe pas – sauf à l’enlever. confort de luminosité. de silence si on le veut.
il n’y a que ce que l’auteur aura écrit qui compte.
oui, il peut proposer des vidéos, d’autres liens, dans son « après-livre », pour #lire autrement, parce que son écriture l’exige/l’oblige

et l’auteur(e) ?
certains iront jusqu’à dire que chacun peut ainsi être publié. certes.
mais.
mais il est des auteur(s)s dont l’écriture particulière n’auraient pas vu le jour sans l’outil.
on écrit différemment sur papier ou via clavier/tactile.
et.
et on lit différemment.

me sens.. plus immergé sur tablette..

je ne peux, évidemment, pas oublier le papier. il m’a vu naître. il a fait de moi (lui aussi) ce que je suis aujourd’hui – et qui je veux devenir.
mais. le livrel (si tant est que ce nom définisse ce qui se joue sur « écrans ») permet/laisse la part belle à d’autres écritures, d’autres textes.

je ne peux que vous inviter à #lire ici, là ou ailleurs..
à vous de.. #lire.

en ce qui concerne cette mort annoncée du livre, des libraires et des éditeurs..
je ne saurais présager/présumer de rien.
je ne le souhaite pas. évidemment.
je n’ouvrirais pas une boutique ayant pignon sur rue..
je crois juste au texte. aux auteurs.
en certains éditeurs et diffuseurs aussi bien sûr. (cf mon premier contrat signé en tant que libraire..)

je peux me tromper aussi.. faire fausse route.. n’être qu’une future-ex-commerçante de livres.
il me semble pourtant qu’un libraire peut rester ce médiateur du livre/du texte – comme il s’écrit, s’édite, se diffuse.
juste..
#lire.

 

wait & see.. 

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